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Tome premier.
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XII
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xij INTRODUCTION.

lidée de cette savante industrie qui caractérise dabord leurs travaux 1 .Leur premier ouvrage 2 , ou du moins le seul de ces anciens tempsqui soit parvenu jusqu a nous, dune manière authentique, présente àla fois le témoignage dun jugement éclairé et dune pratique ingé-nieuse. On y voit la pierre, quittant sa pose verticale, se diviser en coinsou voussoirs, qui se partagent également entre eux le poids dune voûte,échappent aux conditions de la frangibilité, et ne connaissent de termeà leur résistance, que celui que la nature a mis à la densité de cettematière. Ainsi, dès leur début, ils savent suppléer par une ingénieusecombinaison, au secours périlleux 3 et trop restreint, que ladhérence

1 Les constructions romaines sont remarquables par lemploi constant des arcspour réunir les piliers et les murs, au lieu de plates-bandes comme en Egypte eten Grèce . Vitruve , au Livre VI, Chap. XI, en parle comme dune constructionpropre aux Romains., de même quau Livre I er , Chap. V, à loccasion des toursrondes, il apprécie les effets des constructions circulaires , composées de pierre enforme de coins. Dailleurs , lavantage que présentait lemploi des arcades pour lasûreté et la facilité de lexécution , était encore augmenté par l'affranchissement oulon sétait mis des anciennes proportions inhérentes à chaque ordre grec.

2 La décharge du lac dAlbano, construite lan 358 de la fondation de Rome .

On peut encore citer les égouts de Rome , bâtis sous le règne de Tarquin-1An-cien , 580 ans avant lere vulgaire. Il est bon dobserver ici que ce prince, chezles Étrusques, dans un temps cette nation était le plus florissante, amena, envenant à Rome , un grand nombre de personnes, parmi lesquelles il sen trouvaitdinstruites dans tous les arts et les sciences, quil avait cultivés lui-même. Cetteprécieuse tradition, et dautres faits consignés dans cet ouvrage, attestent que lartde bâtir fut dans un état assez avancé chez cette nation ; mais à cause de la de-struction presque totale de leurs édifices, et du peu de notions que présentent à cesujet les documens de leur histoire, il est désormais impossible de suivre, ailleursque chez les Romains, tous les développemens de cet art en Italie .

3 Depuis que lart a suppléé par divers moyens à ces plafonds formés de piècesde marbre, qui couvraient, à linstar des poutres, les portiques des temples et despropylées dÀtliènes ; il semble quà la vue de ces constructions fragiles, on nepourrait se défendre aujourd'hui dun sentiment deffroi, semblable à celui qué-prouvèrent devant les maisons de Saint-Jean dAcre les Bédouins du fond du dé-sert, amenés dans cette ville du temps de Daher. Ces Arabes, dit Yolney, quine connaissaient dautres abris que leurs tentes tissues de poils de chèvre ou dechameau, ne pouvaient comprendre comment les maisons tenaient debout, nicomment on osait habiter dessous {Voyage en Syrie ; Paris , 1787, tome 1 er -,page 358).