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CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.
lisses pour que le mortier ou le ciment puisse s’y attacher fortement etformer un ouvrage solide 1 .
De la pierre de meulière.
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Cette pierre est un composé de concrétions quartzeuses et grossièresdont le tissu est criblé de trous; on en distingue de deux espèces, l’unequi se trouve par bancs ou grandes masses, propre à faire des meulesde moulin d’une seule pièce, et l’autre en roches ou morceaux isoléset épars dans les campagnes, avec lesquels on forme des meules deplusieurs pièces. Il y en a qui se débitent en petits morceaux pour êtreemployés comme moellons dans les ouvrages de maçonnerie.
On trouve des carrières de la première espèce à Montmirel, dépar-tement de la Marne , aux environs de La Ferté-sous-Jouarre, départe-ment de Seine-et-Marne; à Menotey et Moissey, département du Jura -et à Châtellerault , département de la Vienne. On en trouve de la se-conde espèce dans les environs de Paris , et à Houlbec près de Pacy,département de l’Eure .
Les pierres de meulière, débitées en moellons, étant employées avecdu mortier, forment une excellente maçonnerie , parce que le mortiers y attache fortement et s’insinue dans toutes les cavités de manière àformer une liaison solide.
La meulière qu’on emploie à Paris vient des environs de Corbeil, oùelle se trouve à un pied ou deux de profondeur en terre; les paysans1 extraient en labourant leurs champs, et en font des tas qu’ils vendentà la voiture à des marchands qui la transportent à Paris .
1 La terrasse au-dessus de l’Observatoire de Paris avait été pavée avec des cubes de cetteespèce de pierre, enchâssés dans une forte couche de ciment. Cet ouvrage, fait avec leplus grand soin, n’ayant pu garantir cet édifice des filtrations qui détruisaient les voûtes,Germain Soufflot avait le projet de remplacer ce pavé par une forte couche du cimentLoriot; mais, sur les observations que je lui fis, il s’était déterminé à une couverture enpierres à recouvrement dont je lui avais présenté les détails, et qui différait de celle quia été exécutée depuis.
En visitant l’ancien pavé avec cet habile architecte, dans le temps où on travaillait à lesupprimer, je lui fis remarquer que ces pavés n’adhéraient presque pas au ciment, et que,lorsqu ils n’étaient pas retenus par leur forme dans l’espèce d’alveole où ils sc trouvaientplaces, on les en retirait facilement sans qu’il restât aucune trace de mortier sur lesfaces de ces sortes de pavés, et que celles de l’alvéole restaient lisses.