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CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.
» la reçoivent, la chaleur cachée que ces corps contenaient dans leur» sein, produit une effervescence générale, qui contribue puissamment à» faciliter la cohésion, ainsi qu’à accélérer la solidification du mélange.
» Après ce qui vient d’être dit, on sera sans doute curieux de savoir» pourquoi , dans l’Étrurie, où il y a beaucoup de fontaines d’eau» chaude, on ne trouve pas aussi de cette espèce de poudre qui a la» propriété de former de la maçonnerie qui durcit dans l’eau. Ayant» prévu que cette question devait naturellement se présenter à l’esprit,» j’ai pensé qu’il fallait expliquer quelles peuvent en être les raisons.
» Tous les pays ne produisent pas les mêmes espèces de terres ou de» pierres; les uns sont purement terreux, d’autres sont sablonneux,» pierreux ou remplis d’arène. Les matières que renferme la terre dif-» fèrent autant par leurs espèces et leurs qualités, que les régions où» elles se trouvent diffèrent entre elles par les propriétés qui les distin-» guent. 11 est important d’observer que dans les contrées d’Italie et» d’Étrurie, renfermées par les monts Apennins, presque partout on» trouve des sables fossiles et de l’arène, tandis que dans les pays qui» sont au delà de ces monts, le long delà mer Adriatique, il ne s’en» trouve point. 11 en est de même de l’Acbaïe, de l’Asie et de plusieurs» pays au delà de cette mer, où l’on en ignore même l’existence.
» On ne rencontre pas dans tous les lieux qui abondent en fon-» taines d’eau chaude, les dispositions convenables pour produire con-» stamment les mêmes effets. L’ordre des choses paraît établi, non» d’après la volonté des hommes, mais sur une base inconstante, en» sorte qu’elles paraissent soumises à des conditions fortuites.
Relinquetur desideratio, quoniam ità sunt in Iletruriâ ex aquâ calidâ crebri fontes :quid ità non etiam ibi nascitur pulvis, è quo eâdem ratione sub aquâ structura soli-descat? Itaque visum est, antequam desideraretur, de his rebus quemadmodum essevideantur exponere.
Omnibus locis et regionibus non eadem généra terræ, nec lapides nascuntur, sed non-nulla sunt terrosa, alia sabulosa, itemque glareosa, aliis locis arenosa : nec minus aliisdiversa et omninô dissimili disparique genere, ut in regionum varietatibus qualitates msuntin terra. Maxime autem id licet considerare, quod qua mons Apenninus regiones ItaliæHetruriæque circumcingit propè omnibus locis non desunt fossitia arenaria ; trans Apen-ninum verô, quæ pars est ad Adriaticum mare, nulla inveniuntur : item Achaja, Asia,et omninô trans mare, ne nominantur quidem.
Igitur non in omnibus locis, quibus effervent aquæ calidæ crebri fontes, eædem oppor-tunitates possunt similiter concurrere. Sed oinnia uti natura rerum constituit, non ad