CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.
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Du-ciment. ■>
On désigne sous ce nom une poudre faite avec des tuileaux pilés.Cette matière a aussi la propriété de former, avec la chaux , un mor-tier qui résiste à l’eau et à l’humidité, comme celui fait avec la pouz-zolane. On emploie le ciment pour les enduits intérieurs des bassins,citernes, réservoirs et aqueducs.
Pour faire le ciment, il faut choisir du tuileau bien cuit; celui quia servi sur les toits est préférable h celui qui provient des tuilesneuves ou des briques. Les anciens y employaient les débris de toutessortes de poteries et d’ouvrages en terres cuites.
Il y a peu d’endroits où l’on ne puisse se procurer des tuileaux oudes poteries bien cuites pour faire du ciment ; mais à leur défaut onpeut y suppléer en faisant de petites boules ou pelottes de terre glaiseou argileuse qu’on fera cuire au four, pour les écraser lorsqu’elles serontbien cuites. Le ciment qui en proviendra, quoique de moindre qualitéque celui des tuileaux, sera préférable au sable pour les enduits à fairedans des lieux humides, ou pour des maçonneries à faire dans l’eau.
On peut encore faire usage des petits cailloux ou galets que l’ontrouve dans les campagnes et sur le bord des fleuves; on les faitrougir au feu, et on les réduit en poudre que l’on emploie avec de lachaux au lieu de ciment.
Les fontainiers font un excellent mortier, qu’ils appellent cimentperpétuel, où l’on emploie différentes espèces de poudre; savoir, depoterie de grès, de mâchefer, de tuileaux et de pierre de meulière ; letout broyé avec de la bonne chaux vive, compose un ciment excel-lent qui durcit dans l’eau.
ART. IV.- DU MORTIER.
Les plus anciennes constructions en mortier qui se trouvent enItalie , paraissent être celles des tombeaux qu’on a découverts aux en-virons de quelques anciennes villes bâties par les Tyrhéniens ou lesanciens Étrusques, telles que Iguvium, Clusium, Volaterrœ. Plusieurssont rapportés dans le Muséum etruscum de Gori : on y trouve aussi
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