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Tome premier.
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CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.

» la chaux vive, quand il a eu la précaution de placer à sa portée» tous les matériaux et les instrumens dont il a besoin : chaque four-» née exige environ deux heures : la première quelque chose de plus» pour échauffer le four. On met à chaque fois la chaux que l’on en» tire, dans des brasières ou autres vaisseaux de fer battu; on les» bouche exactement, surtout si la chaux ne doit être employée que» quelques jours après ; mais il est plus avantageux de ne la préparer» que la veille.

» Le point essentiel est déjuger quand la calcination est parfaite; la» pratique apprendra en très-peu de temps aux ouvriers à ne pas s’y» tromper; mais voici une indication pour assurer leur jugement : on» remarque que quand la chaux est bien cuite également et entière-» ment revivifiée, lorsqu’on la ramène au-devant du four, comme pour» l’en tirer, il s’en élève tout à coup une belle flamme blanche formée» par le mélange subit de la vapeur de la chaux avec l’air extérieur. »

11 y a encore une autre méthode qui est moins sujette à équivoque,et qu’il sera bon de suivre une ou deux fois dans les commencemens;elle n’exige ni calcul, ni appareil d’instrumens.

« On pèse exactement une pierre de chaux vive, on la met à part» pour la laisser éteindre à l’air, on mesure le plus juste qu’il est pos-» sible le volume de la chaux en poussière que cette pierre a donné;» et si, en sortant du four, un pareil volume n’a plus que le même» poids qu’avait la pierre de chaux vive, il n’y a pas de doute que la» nouvelle calcination l’a ramenée au même point où elle était avant» l’extinction, »

Une piei’re de chaux vive exposée à l’air peut acquérir jpsqu’à ^ deson poids; elle est déjà réduite en poudre lorsqu’elle a augmenté de 77.

Quant à la manière d’employer cette chaux revivifiée, M. de Morveauindique la même que celle de Loriot; seulement il observe que les pro-portions de mélange qui lui ont paru les plus sûres, sont, trois partiesde sable fin , trois parties de ciment de briques bien cuites, deux partiesde chaux en pâte, et deux parties de chaux en poudre revivifiée. 11 re-commande surtout de mettre beaucoup de promptitude dans l’emploiet le mélange de la chaux en poudre; c’est, selon lui, d’où dépendtout le succès; et pour en connaître l’importance, « H n’y a qu’à verser» la même augée en trois temps difï'érens, dans trois vases pareils de» terre cuite : celui rempli au premier temps éclatera, si la prépara-

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