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Tome premier.
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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

petit 2 pieds (6 décimètres 7 ). La voûte commence à 3 pouces (8 cen-timètres) au-dessus de l’aire. Le four n’a dans son milieu que 13 pouces(35 centimètres). La gueule du four marquée B dans les figures 1,2,3 , forme une petite arcade de 8 pouces de large sur 10 pouces de haut(22 centimètres sur 27). A l’extrémité opposée est une autre petite ar-cade marquée C aux figures 1 et 2 .

Le bas de cette ouverture' est élevé de 2 pouces (5 centimètres) au-dessus de l’aire , pour que le rable ne pousse pas les matières qu’oncalcine dans le tisard. Cette ouverture sert pour faire entrer la flammedu tisard dans l’intérieur du four. Le tisard marqué D, aux figures 1et 2 , a sa grille de fer, 8 pouces (22 centimètres) au-dessous de l’airedu four, afin que le bois et les cendres ne puissent pas se mêler avecla chaux. Ce tisard a 3 pieds 1 pouce (1 mètre) dans sa plus grandelongueur, sur 1 pied 6 pouces 7 (50 centimètres) de largeur. Il est ter-miné dans le fond par une voussure servant à conduire la flamme dansle four. La bouche de ce tisard, marquée E, est un demi-cercle de2 pieds de diamètre (65 centimètres), L’ouverture du cendrier, prati-quée par le bas, a 1 pied 7 en carré (50 centimètres).

Voici la manière de procéder à la calcination, tirée d’une bro-chure ayant pour titre : Instruction sur la nouvelle méthode de pré-parer le mortier Loriot , extraite d’une lettre de M. de Morveau, im-primée chez Barbou en 1775.

« On jette dans le four deux pieds ou 68 décimètres 7 cubes de chaux» éteinte à l’air; on l’étend sur l’aire et on met tout de suite le feu dans» le tisard; il est très-important de n’y brûler que du bois sec refendu,» comme celui que l’on emploie pour les fours de verrerie. Le bois» vert donnerait une fumée incommode qui retarderait l’opération :» on bouche la gueule du four par une brique faite en forme de triangle» équilatéral, qui divise la flamme en trois parties, et l’abaisse sur la» chaux. » Cette brique est marquée F, figure 4 .

« Quand la chaux qui est touchée par la flamme, commence à rou» gir, on introduit dans le four un rable de fer à long manche, et l’on» remue pour ramener à la surface celle qui est en dessous, en obser-» vant de ne la pas jeter dans le tisard. Cette opération, qui doit se■» répéter au moins de quart d’heure en quart d’heure, n’est ni pénible» ni dangereuse; le même ouvrier peut aisément fournir à ce service,» entretenir le feu, enfourner la chaux éteinte d’avance, et défourner