CONNAISSANCE DES MATERIAUX.
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des anciens auteurs, il conviendrait beaucoup mieux à la préparationdu mortier Loriot que celui de Pline sur lequel cet auteur se fonde.
Méthode proposée par M. de la Faje.
M. de la Faye fonde son procédé sur plusieurs passages latins tirésde Vitruve et de saint Augustin ; celui tiré de saint Augustin est prisdu vingt-unième livre de la Cité de Dieu, dans lequel, en parlant de lachaux; il s’exprime ainsi :
Traduction par M. de la Faje.
« Nous disons que la chaux est vive, comme si le feu qu’elle contient» était lame invisible d’un corps visible : mais ce qu’il y a détonnant,» c’est quelle s’échauffe lorsqu’on l’éteint! car, pour lui ôter ce feu» caché, on la fait infuser dans l’eau, ou bien on l’y trempe; et de» froide qu’elle était auparavant, elle devient chaude, tandis que tous» les corps enflammés sont refroidis par le même procédé ; et lorsque» cette chaux se décompose, son feu caché se manifeste en la quittant;» et ensuite, comme un corps privé de la vie elle devient si froide,» qu’en y ajoutant de l’eau, elle ne peut plus s’échauffer; alors, au lieu» de la nommer vive, nous l’appelons éteinte. Il semblerait qu’on ne» pourrait rien ajouter à ces effets merveilleux, et cependant on yx< ajoute encore; car si, au lieu d’eau, vous prenez de l’huile, qui est» le principal aliment du feu, vainement la chaux y sera trempée ou» infusée, elle ne s’échauffera pas 1 . »
L’autre passage est tiré du chapitre Y du second livre de Vitruve ,que nous avons ci-devant transcrit tout entier, dans lequel, en parlantde la chaux vive, il dit :
1 Texte de saint Augustin.
Propter quod eam calcem vivam loquimur, velut ipse ignis latens anima sit invisibihsvisibilis corporis. Jam vero quam mirum est quod cùm extinguitur, tune accenditur! utenim occulto igné careat, aquâ infunditur, aquâ-ve perfunditur ; et cum ante sit frigida,iode fervescit, unde ferventia cuncta frigescunt. Velut expirante ergo illâ glebâ, discedensignis qui latebat apparet, ac deinde tanquam morte sic frigida est, ut adjectâ undâ nonsit arsura, et quam calcem voeabamus vivam, vocemus extinctam. Quid est quod huicmiraculo addi posse videatur ? et tamen additur; nam si non adbibeas a quam , sed oleumquod magis est famés ignis, nullâ ejus perfusione vel infusione fervescit
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