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Tome premier.
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" connaissance des matériaux.

avant d’être sec ; à s’éclater, à se briser et à entraîner par sa chuteceux qui sont proches. On a encore reconnu que l’humeur aqueuse etroussàtre qui découle du tronc de l’arbre, pénètre la souche et la faitmourir.

M. deBufïbna proposé un moyen qui produit le même effet que celuide Vitruve , sans exposer les arbres à être renversés par le vent ; c’estd’écorcer l’arbre sur pied; ce moyen, qu’on prétend être pratiqué de-puis long-temps en Angleterre, augmente beaucoup la densité, la forceet la dureté du bois, et procure à l’aubier une consistance presqueégale à celle du cœur de l’arbre.

Il résulte des expériences de MM. de Buffon et Duhamel, que le tempsle plus propre à écorcer les arbres qu’on destine pour la charpente,est au mois de mai, où la sève est dans toute sa force, pour les abattreà la fin d’octobre. Cette opération entraîne, comme celle de Vitruve ,la perte de la souche. Ces savans en conviennent; mais ils prétendentque les souches en général ne sont pas bonnes à conserver, et que lebois venu de semis est toujours plus beau , plus fort et plus robuste,que celui qui vient de souche.

J’ai vu pratiquer par un riche propriétaire, fort instruit, un moyenqui me paraît devoir réunir les avantages des deux autres, sans en avoirles inconvéniens. Il faisait abattre les bois destinés pour la charpenteà l’ordinaire, et après les avoir fait équarrir, encore frais , il les plaçaitdebout, sous des hangars disposés de manière à les entretenir isolésles uns des autres, par le moyen de fortes traverses contre lesquellesils étaient appuyés. Par cette disposition verticale, les sucs dont lesbois fraîchement abattus étaient pénétrés, s’écoulaient naturellementsans occasioner aucune fente ni gerçures ; et , au bout d’une année ,ils avaient acquis le degré de séchei’esse convenable pour être employésà la charpente. Après avoir fait un choix de ceux propres à la menui-serie , on les faisait débiter et arranger de même, pour être vendus ouemployés l’année suivante.