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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
Autre expérience.
Une autre tringle en même bois, de mêmes dimensions que la précé-dente, posée de plat, c’est-à-dire sur la face de 3 pouces de large, cellede 2 pouces étant d’aplomb et les appuis à même distance, s’est rompuesous un poids de 3475; d’où il résulte que les pièces de bois qui ontune même épaisseur verticale, ont une force qui est en raison de leurlargeur : ainsi, en prenant pour point de comparaison la pièce de2 pouces en carré qui a porté 2304, on aurait dû avoir 2 : 3 :: 2304 :3356, au lieu de 3475.
Il résulte d’une infinité d’autres expériences et de calculs faits pourtrouver le rapport de la force absolue du bois de chêne, à celle qu’il aétant posé horizontalement sur deux appuis, que le moyen le plussimple est de multiplier la surface de la grosseur de la pièce par lamoitié de sa force absolue, et de diviser le produit par le nombre defois que son épaisseur vertiéale est contenue dans la longueur compriseentre les appuis.
Nous allons appliquer cette règle aux expériences rapportées parplusieurs auteurs : 1 A celles faites par M. Bélidor sur des tringles enbois de chêne de 3 pieds de long entre les appuis, sur un pouce encarré. Le poids moyen sous lequel elles se sont rompues est de 187.Comme la force absolue pour chaque ligne superficielle varie de 90 à102 livres, cette force moyenne serait de 96 livres, et de 48 livres pour
la moitié, et la règle donnerait = 192 au lieu de 187.
Trois autres tringles de 2 pouces en carré sur même longueur entreles appuis, se sont rompues sous un poids moyen de 1585 livres. Larègle aurait donné 5/6 *~ ^ = 1536.
Trois autres tringles de 20 à 28 lignes d’équarrissage, posées de
champ, ont porté, pour poids moyen, 1660 livres. Le calcul aurait
donné ^££ = 1734.i5>
Les expériences faites par M. Parent, et un grand nombre d’autresque j’ai l’épétées, donnent des résultats qui s’accordent avec la méthodeproposée. Mais comme ces expériences ont été faites sur des pièces depetites dimensions, nous avons pensé qu’il était avantageux d’en fairel’application aux grandes expériences de M. de Buffon; cependant commeil résulte de ces expériences que la force des bois de même grosseur posés