Band 
Tome premier.
Seite
237
JPEG-Download
 

CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.

237

horizontalement ne diminue pas exactement en raison de leur longueur,comme le suppose la théorie sur laquelle est fondée la règle précédente,nous avons cherché, pour la rendre plus conforme à l'expérience, à y fairequelques modifications qui n’en rendent pas l’application plus difficile.

Il résulte des expériences de M. de BufFon, qu’une solive une foisplus longue qu’une autre de même grosseur, ne porte pas la moitiédu poids que soutiendrait la plus courte. Ainsi on trouve qu’une solivede 7 pieds de longueur sur 5 pouces en carré de grosseur, s’est rom-pue sous une charge de. 11570 livres,

tandis qu’une autre de même grosseur, sur 14 pieds de

longueur, n’a pu porter que. . . .. 5388

et une troisième de 28 pieds de longueur, dont la gros-seur était aussi de 5 pouces en carré, a porté, avant de

se rompre, une charge de. 1956

En conservant le premier résultat pour point decomparaison, l’application de la règle sans modifica-tion, donne pour 7 pieds. 11570

Pour 14 pieds. 5785

Pour 28 pieds. 2892 7

Il résulte de cette différence, qu’on peut attribuer à la flexibilité dubois, que les forces de ces pièces, au lieu de former une progressiongéométrique décroissante, dont l’exposant est le même, en forment unedont l’exposant est variable, et que ces forces peuvent être représen-tées par les ordonnées d’une courbe que nous avons reconnue être uneespèce de chaînette.

OBSERVATIONS. «

Il faut remarquer, relativement à la diminution de la force des boisqu’elle doit être non-seulement proportionnée à leur longueur et gros-seur, mais de plus, modifiée en raison de leur force absolue ou pri-mitive, et de leur flexibilité; en sorte que des bois absolument de mêmequalité devraient donner des résultats qui suivent une même loi, demanière à former les ordonnées d’une courbe qui ne présente aucuneinflexion ni ondulation dans sa trace ; ainsi, dans les pièces dont lesgrosseurs et les longueurs forment une progression régulière, les dé-fauts ne peuvent être causés que par une différence dans leur force pri-mitive; et comme cette force varie dans les pièces prises dans un même