Band 
Tome premier.
Seite
305
JPEG-Download
 

CONNAISSANCE DES MATÉRIAUX.

305

comme est à et pour celui du fer forgé au fer fondu —et^7;ces deux fractions réduites à un même dénominateur deviennent ~—et fiiTrë » dont la différence , 3 8 5 ’ ; - 0 - se réduit-à : c’est-à-dire que pourdeux barres de 8 mètres 65 centimètres ou 26 pieds 7 pouces 6 lignesde longueur, sur même grosseur, l’une de fer forgé et l’autre de ferfondu exposées à une chaleur de 80 degrés, le rallongement ne diffé-rerait que d’un millimètre.

Mais en prenant pour terme du plus grand froid en France 16 degrésau-dessous de 0, et 24 degrés au-dessus pour celui de la plus grandechaleur; la plus grande différence de température que puissent éprouverles fers exposés à l’air libre ne serait que de 40 degrés : et si l’on faitattention que la pose de ces ouvrages n’a presque jamais lieu lorsquela température est au-dessous de 0 , on peut prendre 24 degrés pour laplus grande différence que puissent éprouver ces matières, qui don-

, «■

nerait ïliï'.'t pour la fonte, et pour le fer forgé, différence n35 2I t>,

qui se réduit à 77^7 : en sorte que la différence de dilatation pour desbarres de 28 mètres 831 millimètres, ou 88 pieds 9 pouces, 11e seraitque d’un millimètre pour une longueur qui est plus de trois fois celledes barres précédentes, ce qui réduit à rien l’objection de l’emploi deces deux espèces de fer.

Les plus grands efforts qui résultent de la dilatation ou de la conden-sation des métaux, ont lieu pour les barres droites qui sont retenuespar leurs extrémités, et maintenues dans leur longueur de manière à nepas pouvoir plier. Si les obstacles qui retiennent ces barres sont in-vincibles, elles se refoulent, et s’ils ne le sont pas, elles les éloignent.Lorsque les barres ne sont pas suffisamment maintenues dans leur lon-gueur, elles plient.

On a vu au pont des Arts, que le rallongement des barres d’appui desbalustrades en fer, par l’effet de la chaleur, a fait reculer les pierresdans lesquelles elles étaient scellées à leurs extrémités. Ces pierres, quin’ont presque pas de charge, ont dû céder à cet effort, plutôt que defaire courber ces barres en dedans ou en dehors.

Pour donner une idée de cet effet, nous allons y appliquer le ré-sultat des expériences que nous venons de citer.

TOME I.

39 ’