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Tome premier.
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3)2 TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.

„ dans l’intérieur de la pierre, est forcé de se faire jour à l’extérieur, à» mesure que son dissolvant s’évapore et le force à reprendre sa forme» solide, sous laquelle il occupe également beaucoup plus de place.» On conçoit que les lotions et les efïloraisons réitérées qui sont pres-» crites ci-dessus n’ont d’autre but que d’achever de séparer toutes» les parties qui tendent à se détacher de la masse, et qui ne sont» qu’ébranlées au commencement de l’épreuve. Je ferai remarquer» encore une analogie frappante entre l’effet de l’eau congelée et celui» de l’efïloraison des sels sur la désagi'égation des pierres gelives :» c’est que l’eau pure n’agit elle-même sur la pierre qu’à l’état d’efïlo-» rescences neigeuses, qui viennent évidemment de l’intérieur à l’exté-» rieur, comme les efflorescences salines; tandis qu’à l’état de glace» dure, elle peut séjourner à la surface des pierres gelives sans les» attaquer, et il en est de même des sels cristallisés, qui n’ont, dans)> cet état, aucune action sur ces pierres particulières. »

Les résultats des premiers essais .de M. Brard ont été confirmés depuispar de nombreuses expériences faites, soit par des ingénieurs des pontset chaussées, soit par la société royale de Genève . Mais les plus com-plètes sont celles qui ont eu lieu à la direction des travaux publics deParis, sous les yeux de M. le vicomte Héricart de Thury , chargé endernier lieu, par la société d’encouragement, de vérifier, par de nouveauxessais, le procédé de M. Brard. Le détail de ces expériences, et l’instruc-tion pratique sur la manière de les faire, placés ci-après, nous ontparu un complément nécessaire à ce qui a été dit précédemment surla connaissance des pierres.

Compte pendu des expériences faites a l’inspection générale des carrières

DE PARIS SUR LES PIERRES d’aPPAREIL, SUR LES MARBRES, LES BRIQUES ET LES

MORTIERS ANTIQUES ET MODERNES , PAR M. LE VICOMTE HÉRICART DE ThURY .

Dans le cours des expériences qui ont été faites à l’Inspection généraledes carrières de Paris, depuis le mois de septembre 1822 jusqu’à ce jour,nous nous sommes principalement attachés à chercher le point où l’ac-tion du sulfate de soude est absolument semblable à celle de la gelée,dans la détérioration des pierres gelives : or, le seul moyen de parvenirà ce but était d’agir sur des pierres dont les bonnes etdes mauvaises qua-lités sont sanctionnées par le temps, et nous n’avons pas balancé à