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* NOTES EXPLICATIVES
lisque, que tout le monde admirait à cause de sa hauteur et de sa beauté, futépargné par Cambjse, lorsqu’après le siège de Thèbes il fît détruire et incen-dier les plus beaux édifices de cette ville.
Obélisques de Smarrès et d’Éraphius.
IV. Deux autres rois d’Egypte , nommés par Pline, Smarès et Erapbius, éri-gèrent chacun un obélisque de 88 coudées de hauteur sans hiéroglyphes.
Obélisque de Ptolomée , à Alexandrie .
V. Ptolomée Philadelphe en fit élever un de 80 coudées , à Alexandrie , quiétait aussi sans hiéroglyphes; il avait été fait sous le règne de Nectanébis. L’ar-chitecte qui fut chargé de le transporter, de la Haute-Égypte , fit creuser un canaldepuis le bas de la carrière où il avait été taillé, jusqu’au Nil . Il introduisitensuite sous l’obélisque, posé en travers du canal, deux forts bateaux liés en-semble, et chargés d’une quantité de briques, dont le poids était double decelui de l’obélisque. Lorsque ces bateaux furent placés d’une manière convena-ble, on les déchargea du poids de ces briques ; alors, en se mettant à flot, ilsenlevèrent l’obélisque, qui fut ainsi conduit jusqu’à Alexandrie , où il fut élevéau devant du tombeau d’Arsinoë, femme et sœur de Ptolomée 1 .
Le premier obélisque qui fut transporté d’Égypte à Rome , avait été fait par lesordres de Semnesertée, qui régnait dans le temps que Pythagore voyageait en'Égypte . Pline dit que la hauteur de cet obélisque, sans le socle qui lui servait debase, était de 125 pieds romains ; et qu’Auguste , qui l’avait fait venir, le plaçadans le grand cirque.
Le second obélisque fut celui que ce même empereur fit élever au Champ-de-Mars pour servir de gnomon; il avait 9 pieds de moins que le précédent ; Plinel’attribue à Sésostris , et il prétend que les hiéroglyphes dont ces deux obélisquessont chargés, contiennent l’interprétation des phénomènes de la nature, selon laphilosophie égyptienne .
Le troisième était placé au milieu du cirque, bâti par Caligula et Néron, au-près du mont Vatican . Pline dit que cet obélisque est un de ceux que Nuncoréus,fils de Sésostris , avait consacrés au soleil, dont la hauteur était, comme nousl’avons déjà dit, de 100 coudées ; mais il se rompit en l’élevant.
Ces trois obélisques existent encore à Rome ; le premier, c’est-à-dire celuiqu’Auguste avait érigé dans le grand cirque, est l’obélisque que le pape Sixte-Quint a fait transporter et élever au carrefour de la place du Peuple. Il fut trouvéavec celui de l’empereur Constance , dans les ruines du grand cirque, à plus de24 palmes de profondeur. Ces deux obélisques étaient brisés chacun en trois
1 II y avait deux autres obélisques sur le port d'Alexandrie , érigés au devant du temple de César,Cos obélisques , qui avaient chacun 40 coudées de haut, passaient pour être l'ouvrage de Mestrès.