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TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
Si l’on considère les voûtes relativement à leur surface, on peut lesdiviser en deux classes principales, dont la première comprendraittoutes celles qui sont droites d’un sens et courbes de l’autre, telles queles voûtes cylindriques, coniques, et autres de ce genre.
Dans la seconde classe seraient comprises les voûtes à surface courbeen tous sens.
D’après cette division, toutes les voûtes de la première classe peu-vent être composées de pièces droites combinées avec d’autres portantla courbure du cintre. Quant aux voûtes de la seconde classe, elles nepeuvent être formées que par une combinaison de pièces courbes ver-ticales et horizontales.
Pour parvenir à bien faire les voûtes de charpente, il faut connaîtrela nature des élémens dont elles se composent, soit en lignes droitesou en lignes courbes, ainsi que la manière dont ils se combinent,parce que les pièces de bois qui entrent dans leur composition doi-vent, autant qu’il est possible, suivre la même disposition; ce qui faci-lite beaucoup leur exécution et rend les voûtes plus solides.
Voûtes à courbure simple.
Les Figures 1 , 2 et 3 de la Planche XCVI, représentent une desfermes des voûtes en berceau pratiquées dans les combles, dont laFigure 4 est le plan commun.
Dans la Figure 1, c’est un cintre gothique pratiqué dans un comblefort élevé. On y a figuré l’entrait A, placé au-devant des maîtressesfermes, comme on le voit dans quelques anciennes églises.
La Figure 2 représente un comble moins élevé, avec une voûte enplein cintre, où l’on pourrait aussi conserver des entraits, ou plutôtdes chaînes de fer qui seraient moins apparentes, comme on en voitdans la plupart des églises d’Italie .
La Figure 3 indique une voûte surbaissée dans un toit encore moinsélevé.
Dans les plus anciens édifices, le cintre des voûtes est taille dansles esseliers et les blochets assemblés dans des chevrons portant fer-mes, comme on le voit indiqué par les Figures 2 et 3. Lorsque c’est unevoûte cylindrique comprise entre deux murs parallèles, Fig. 4, il suffitd’une seule épure pour tracer toutes les courbes qui doivent la former,parce que le cintre doit être partout le même.