210 TRAITÉ DE L’ART DE BATIR.
D'où il suit qu’un montant de 6 pieds de long en bois de sapin nepeut éprouver, dans sa longueur, qu’une variation d’un dixième deligne qui n’est pas sensible, tandis qu’un panneau de 6 pieds de large,en même bois , peut varier de 4 lignes ;
Et qu’en bois de chêne, un montant de 6 pieds peut éprouver danssa longueur une variation de j de ligne, qui devient un peu plus sen-sible , et que dans un panneau de 6 pieds de large, en même bois, lavariation peut être de 3 lignes ■£.
Ces calculs étant fondés sur des expériences faites avec des boismoyennement secs, il est évident que ceux qui le seraient moins offri-raient de plus grandes différences, et ceux qui le seraient plus, demoins considérables , à moins que ces derniers ne fussent exposés à unplus haut degré de température.
Il résulte, de ces dernières observations et de ce qui a été dit plushaut dans ces préliminaires, que dans la menuiserie la tendance natu-relle des bois refendus à se courber dans le sens de leur largeur, et lavariabilité de leur volume, sont deux grands obstacles que cet art doitsans cesse avoir en vue de surmonter dans ses ouvrages.