MENUISERIE.
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CHAPITRE PREMIER.
DES PLANCHERS ET PARQUETS.
C’est au besoin d’assainir les habitations qu’il faut attribuer l’usagede revêtir les aires et les murs intérieurs d’ouvrages de menuiserie.Considérés comme uniquement destinés à remplir ce but, les revêtemenssont en général les ouvrages les plus simples de cet art ; les seulesdifficultés qui puissent se rencontrer dans leur exécution, sont cellesqui résultent des données de la décoration , ou de la nature des surfacesà recouvrir; mais, à l’égard des planchers, il ne saurait être questionque de la première.
Des planchers.
Le plancher proprement dit n’est autre chose qu’un assemblagejointif de planches de chêne ou de sapin, entières ou refendues, placéesen divei'S sens sur les solives ou sur des lambourdes : celui que l’onnomme parquet diffère du précédent, en ce qu’il n’est composé que deplanches fort courtes, assemblées de manière à former, en se recroisantentre elles , des compartimens plus ou moins compliqués, en raison del’importance des salles auxquelles on les destine.
Pour les planchers, il n’y a d’autre façon que de corroyer les plancheset de les joindre à rainures et languettes. Ceux faits en alaises ouplanches refendues, qu’on nomme planchers de frises , Figures 1 et 2,Planche CXXXII, sont beaucoup meilleurs que ceux faits de planchesde toute largeur, parce qu’alors le travail inévitable dans les bois de-vient moins sensible. Comme les planches ont rarement assez de lon-gueur pour atteindre de l’un des côtés d’une chambre à l’autre, on lesrejoint ordinairement bout à bout, à rainures et languettes ; mais quandon veut que l’ouvrage ait plus de solidité, on divise la surface duplancher par travées de cinq à six pieds de longueur, que l’on réunitau moyen de frises placées en sens contraires, dans lesquelles viennents’assembler les bouts des alaises.
On peut, en variant la direction des planches dans chaque travée,obtenir une sorte de décoration avec les planchers de frises. Les Fi-gures 3 et 4 offrent plusieurs exemples de la disposition la plus usitéeque l’on nomme à points de Hongrie ou en fougère.