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dent la distribution de son principal corps-de-logis.
Nous remarquerons, en passant, que nos voi-sins nous reprochent d’oblerver trop de régularitédans la distribution de nos Jardins : ils trouventque nous poussons l'amour de la symétrie troploin ; que nous ne sçavons pas sailir cette va-riété enchanteresse que nous présentent les di-verses productions de la nature : il semble, disent-ils , que nous ignorions la partie qu’ils appellentle génie. Ils nous reprochent que nos allées lontennuyeuses par leur uniformité, que nos palissadessont trop monotones & trop étudiées , qu’enfinnos Jardins sont trop parés ; que tout y paroîtcontraint & asservi aux réglés de l’Art. Cette cen-sure n’est pas tout-à-fait fans fondement ; mais iln en est pas moins vrai , qu’il a fallu prodigieuse-ment de talents, pour produire ceux de Versailles,de Marly , de Trianon; peut-étre les seuls Jar-dins chez nous, où l’on ait affecté une exactitudetrop scrupuleuse; encore est-il bon de remarquer,qu’à Versailles, l’Orangerie, le grand Canal, la; piece de Neptune , celle des Suisses, & les Par-terres d eau , font d’unc beauté , d’une grandeur& d’une magnificence , qui n’ont point, ou bienpeu de rivales en Europe : qu’à Marly, la dis-position du Château & des douze Pavillons, en-tourés des berceaux artificiels qui les accompa-gnent, sont d’une heureuse invention, & traitésdans le meilleur genre : qu’enfin on en peut direautant des Jardins & des Bâtiments de Trianon,ainsi que des Trésors sens nombre, contenus dansles bosquets de ces trois belles Maisons Royales,b Peut-être conviendrons-nous cependant , queles Jardins de Meudon, de Seaux, de Chantilly