i8 Cours
tements, qu’à orner les Jardins de nos Maisons
Royales.
On distingue ordinairement trois espaces deJardins , ceux d’un niveau égal, ceux à ni-côte,& ceux qu’on nomme en terrasse, ainsi qae nousvenons de le remarquer précédemment.
Les Jardins plantés dans les plaines, font lesplus agréables pour la promenade ; d’ailleurs leurexécution & leur entretien font moins dispendieux.II est vrai qu’il faut employer beaucoup d’Art &de variété, pour se dédommager de l’air de tristessequi y régné, sans compter qu on n’est pas dis-pensé, dans ces Jardins de niveau, de pratiquerdes pentes suffisantes pour l’écoulement ces eauxdu ciel, puisqu’autrement , elles séjoumeroientdans les allées, y causeroicnt des ravins, & lesdétruiroient en peu de temps. De cette nécessitéindispensable, ií peut arriver qu’on pratique desterrasses comme aux Tuileries, des talus & desgradins de gazon comme à Choisi, ou enfin desrampes douces , telles qu’on en remarque dans lesJardins des Châteaux de Meudon , de Mont-morency, &c.
Les Jardins plantés à mi-côte, font les plus fa-tigants, quoique de distance à autre, on y pra-tique des terrasses & des pentes douces, pour enréparer les inégalités , & parvenir aux esplanades,aux pieces découvertes , aux salles de verdure ,aux principaux bosquets, &c. Quelquefois auflìon met en œuvre les talus & les gradins de ga-zon qu’on place en face de chaque maîtresse allée :mais il n’en est pas moins vrai que ces fortes depromenades font d’un difficile accès , malgré lespectacle intéressant que procurent à ces Jardinsles amphiteâtres, qui semblent en redresser la dif-