d’Architect ure. 45Leur ordonnance tient d’alileurs Lux proportionsde la belle Architecture ; on les compote ordinaire-ment de Colonnes, de Pilastres , d’Arcades , deNiches, de Frontons, de Dômes & d’Amortiffe-ments, dans l’intention de représenter l’image d’uqSallon, d’un Belvéder, ou d’un Kioícjue élevés enmarbre ou en pierre ; la gaieté & l’élégance déîTreillages paroìt plus analogue à la verdure quiles environne, & ils fervent à en relever l’éclat.Les Jardins de Chantilly, ceux de Versailles, &particulièrement ceux du nouveau Trianon ,près de cette Maison Royale, offrent plus d’unchef-d’œuvre en ce genre. - \
Le goût des Treillages demande une étude parti-culière t les échalas & le bois de boisseau qu’ony emploie, posés fur des châssis de fer, scellésavec solidité sur des massifs de maçonnerie, exi-gent de la part de l’Artiste une intelligence pra-tique qui le mette en état d’observer entre lesplains & les vides , un rapport capable d’inté-resser le coup (Roeuil des Spectateurs éclairés (n).
On fait aussi en Treillage des Portiques, aesNiches & autres corps d’Architecture ; enfin desEspaliers à hautes & basses tiges, qui contribuentbeaucoup à l’embelliffement des Jardins parés ,soit dans nos Maisons particulières, soit.dans lesPotagers de nos Maisons Royales. Les Berceauxen treillage font aussi une fuite de cesse magnifi-cence ; on les garnit de Jasmin, de Roses ou de'Chevre-feuille ; & il fervent alors de communica-
( n ) On vient de détruire à Clagny , un Cabinet de treil-lage de cette espece , élevé sur les destins de Jules-Hardouial-lansard, qui certainement pastoit pour un des raejUeurs ou-vrages qui sc soient exécutés depuis lopg-temps.