d’Architecturî, ioj
dans la structure & l’immenlìté clc leurs monu-ments ; les Grecs & les RomaLs, clans l’ordonnancede la décoration & la distribution intérieure deleurs Temples. Nos Provinces d’italie, le Nord,l'Allemagne , l'Angleterre même, n'ont rien pro-duit de bien cssenciel fur cette branche de l’Archi-tecture. Tous ces peuples ont presque, recours auxexemples des Bâtiments François', lorfqu’il s’agit dela distribution de leurs Edifices. Encore, íommes-nous forcés de convenir que cet Art n est pas fortancien chez nous . cue ce n’est que depuis le règnede Louis le Grand, que nous sommes parvenusá lui donner un certain degré de perfection. Nouspouvons le dire ici : quelle étoit la distribution denos Edifices fous les premières races de nos Rois?une distribution intérieure, fans symétrie & fan»régularité : des Appartements mal éclairés, fanscommodités , fans dégagements : des pièces spa-cieuses , mais fans proportion, fans enfilades res-pectives : des escaliers obscurs & fans dignité ;en un mot, on n’y remarquoit que de petites ou-vertures de portes, de croisées ; ou, au contraire,des foyers d’une grandeur excessive. Qui de nousignore , par exemple , que , fous Charles VI, l'Ap-partement de ce Prince à l’hôtel de Saint-Pol ( z/) ,conststoit feulement en une grande anti-c’nambre,une chambre de parade (x) qui avoir quinze toi-ses de longueur fur dix de largeur ; une autrechambre d'habitation (y ), deux cabinets , une
(ll) Érigé anciennement au quartier Saint-Antoinc, dans unepartie qu’occupe aujourd’hui la place Royale à Paris.
(x) Qu'on appelait alors chambre à parer.
Q) Appcléç, dan* ce temps, la chambre au gîte du Roi.