De la Pesanteur spécifique. 5 g
donné différens noms; on les appelle pèse-liquides, pèse-solides, pèse-liqueurs, aréomètres. Voyez les mémoiresdu C. Hassenfrats , Annales de chimie sur l’aréométrie.
Celui de Farenheii est reconnu le plus fidèle : il a pourprincipe la comparaison des poids sous des volumes con-stans. Nicolson a douné, il y a quelques années, au pèse-liqueur de Farenheii , une forme qui Fa rendu propre àmesurer la densité des solides ; mais ce pèse-liqueur iraencore été exécuté qu’en métal : de cette manière, il nepeut servir ni pour les sels, ni pour les acides. Pour ob-vier à ces inconvéniens et à beaucoup d’autres, que leC. Guyton a présentés dans un mémoire inséré Annalesde chimie , tome 21, ce chimiste a pensé qu’il étoit pos-sible, en suivant les principes de Farenheii, en exécutanten verre l’instrument de Nicolson , et au moyen d’unelégère addition, de le rendre d’un service plus général etplus commode , sans rien diminuer de sa précision : il aappelé cet instrument, gravimètre. Voyez les (Buvres duC. Guyton , chez Bernard.
Cet instrument, exécuté tout en verre , est de formecylindrique; c’est celle qui exige le moindre volume desliquides, et que l’on doit préférer par cette raison, dèsqu’on n’est pas obligé de s’en écarter pour obtenir la sta-bilité dans la ligne perpendiculaire.
Il porte , de même que celui de Nicolson , deux bas-sins ; l’un supérieur à l’extrémité d’une tige mince, versle milieu de laquelle est marqué le point fixe d’immer-sion ; l’autre, inférieur, terminé en pointe , contenantle lest, et rattaché au cylindre par deux anses. La sus-pension mobile , ou à crochet, a l’inconvénient de rac-courcir le levier qui doit assurer sa position.