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aussi plus promptement et plus complètement, lors qu’risont atteint le degré de chaleur nécessaire. Pour s’en con-vaincre , on peut faire l’expérience suivante :
Ou prend deux vases semblables, que l’on place sur lememe feu ; on met dessus une égale quantité de cire surl’un, et sur l’autre de l’élain, sans le remuer» La cirefond ra successivement et peu-à-peu : l’étain sera long-temps sans changer d’état apparent; mais lorsqu’il com-mencera à couler, fort peu de temps après il sera enfusion parfaite, et alors il restera encore un morceau dela cire dans l’étal solide : de sorte que, quoique l’élain necommence à tondre que longtemps après la eire , il estcependant entièrement fondu avant que la cire le soit. Enun mot, les huiles grasses s’enflamment plus difficilementque l’alcool ; mais leur embrasement produit, un degré dechaleur beaucoup plus considérable. La même charge depoudre qui s’enflamme en plein air, 11e produit qu’uneffet très-inférieur à celui qu’elle est capable de produiredans un canon.
On l'end les métaux fusibles plus aisément, ou à unmoindre degré ,de chaleur, en les alliant avec quelqueautre substance.
Les soudures fortes sont des alliages de celte nature,qui fondent à un degré de chaleur moindre que celui quiseroit nécessaire pour faire fondre les pièces qu’on veutréunir; le cuivre jaune,qui est un alliage de cuivre rougeet de zinc, sert de soudure pour le cuivre rouge.L’argentallié avec le cuivre rouge, sert de soudure pour l’argent,et ainsi des autres. La fonte de fer et l’acier, qui sont duFer allié avec le carbone , fondent à un degré de chaleuamoindre , que ne le fait le fer doux.