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Tome premier.
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Du Calorique.

Moyens de diminuer l'aclion du feu.

Il suffit de supprimer les moyens par lesquels on l’aug-mente. Cette suppression est la cause la plus ordinaire duralentissement ou même de l’extinction du feu : celuid’un poêle ou d’üne cheminée donne moins de chaleurs’il manque de bois ; souvent même , quoique le bois n’ymanque pas, il languit, si l’on néglige de le souffler.

Mais cette extinction du feu ne se fait que lentement :il y a des circonstances où il est intéressant d’aller plusvite. On sait que rien ne brûle sans le contact de l'air-, ilsuffit donc, pour produire la privation d’air nécessaire,d’appliquer à la surface du corps embrasé une matièrequi ne soit pas combustible , comme , par exemple , del’eau; mais il faut pour cela que l'eau puisse demeurer enliqueurpluslonglemps queuepeutdurerl’eiubrasement ;c’est pourquoi il faut en jeter beaucoup : car , si l’on nejette qu'une petite quantité d’eau sur un grand feu, cetteeau éprouvant un degré de chaleur plus violent que celuiqu’elle peut soutenir en plein air, se décompose ; sonoxigène se combine avec le corps qui brûle, et son hidro-gène se combinant avec le calorique, forme un gaz quis’embrase sur le champ , et ajoute beaucoup à l’activitéde la flamme.

F. Le refroidissementn’estauLrechosequ’une diminu-tion de chaleur : on doit voir cesser, dans un corps qui serefroidit,tous les effets du feu dont nous venons de parler.

r°. Ce qui étoit flamme , ne devient plus que fuméeépaisse : l’évaporation se ralentit ou même cesse entiè-rement.