174 Du Calorique,
2°. Les matières liquéfiées deviennent, moins coulante*et reprennent ensuite leur première consistance.
3 °. Le volume augmente par la raréfaction se contientdans des limites plus étroites.
Quand tout cela se fait lentement, les parties se rap-prochent proportionnellement et dans un ordre naturel,surtout si cette action 11'a enlevé à la masse aucun de sesprincipes , tel que l'or que l’on a fondu.
Mais un refroidissement trop prompt a quelquefois deseffets très-difTérens : il diminue si promptement la mobi-lité respective des parties, qu’il les fixe avant qu’ellesn’aient pu s’arranger dans l’ordre qui leur convient : cesparties ne se louchent qu'imparfaiLement ; le corps neprend qu’une consistance incomplète. C’est ce qui arriveà l’acier que l’on trempe : aussi, est-il alors plus cassant,et la densité moindre qu’elle 11’étoit avant la trempe.
La même chose arrive à des vases de vferi e qui 11’ontpas partout une épaisseur égale, et qu’on laisse refroidirtrop subitement. Les parties n’adhèrent que foiblementenlr’elles;ces vases se cassentsouvent d'eux-mèmes.Pourprévenir cet inconvénient, 011 leur donne le recuit.
On ne connoît pas de corps absolument froid : un telcorps seroil celui qui ne contiendroit pas de caloriquedans l’état de liberté. Or, on n’en a jamais trouvé de cetteespèce. On ne connoît point le zéro de chaleur ; Je froidn’est donc qu’une moindre chaleur : il 11’est par consé-quent pas une qualité positive, mais seulement relative.Tel corps est froid à l’égard de celui-ci, qui paroît chaudpar rapport à celui-là ; si l'on plonge un thermomètredans la glace , il descend , s’il sort d'un air lempcrc : ellele fait monter , s’il sort d’un mélange de sel et de glace.