8 Contemplation du globe ,
moins considérables, descendant des montagnes plus oumoins élevées. Sur ces montagnes il verra les deux étatsextrêmes de la matière, de la glace et des fluides élasti-ques , états dus en apparence à la même cause, qui estl’élévation au-dessus de la surface du globe; mais ce n’est,comme la physique le démontre, qu’une cause qui nesert qu’à mettre les corps dans la dépendance des causesassez différentes pour produire ces effets extrêmes. Aupied de ces montagnes il verra des lacs, des fontaines.
La profondeur moyenne des mers est à-peu-près deSqo mètres. Les eaux, quels qu’aient été les bouleverse-mens du globe, n’ont donc pu couvrir sa surface qu’à lahauteur de ig5 mètres; ce qui devient important pourcombattre les systèmes qui leur attribuent la formationdes montagnes..
Les montagnes ne nous paroissent pas formées toutes,en même temps; elles portent écrits à leur surface, ouau moins dans leur intérieur , les rapports des périodesqui ont séparé leur formation : nous en distinguons detrois ou quatre ordres. Les primitives, secondaires, ter-naires, etc. Ce n’est pas seulement dans ces anciennesai'chives de la terre, que nous lisons cette existence suc-cessive des montagnes; la nature nous en a donné, de nosjours, des preuves incontestables, dans laformation spon-tanée d’îles et de montagnes sorties du fond de la mer, etde cette montagne formée il y a quelque temps en Italie ,par l’éruption d’un volcan.
Voilà à-peu-près l’ensemble que présente le globe à sasurface : quant à l'intérieur, les faits nous manquentabsolument, et à peine avons-nous effleuré la premièrecouche, encore l’avons-nous trouvée formée en grande