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Tome second.
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T)e l'Etain .

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calciner dans une capsule de terre, sous la moufle d’unFourneau de coupelle, pendant, six ou sept heures, ayant,soin de le remuer de temps en temps avec un crochet defer; cet oxide acquiert de la blancheur, et s’oxide davan-tage : c’est dans cet état qu’on le nomme potée d’étain.

On se sert de cet oxide pour polir les glaces, les verresde lunettes, les miroirs de télescope, l’acier, etc.

Si l’on expose cet oxide à la plus grande violence dufeu, il est susceptible de se fondre en verre, qui présenteles couleurs du prisme.

On parvient à décomposer cet oxide à l’aide des corpscombustibles, mais on ne le réduit que très-difficilernent.

Si l’on chauffe de l’étain au chalumeau,et qu’on le jetteaussitôt sur le sol, ou sur une pierre, il paroit étincelant.

L’étain résiste très-bien à l’action de l’air; sa surface seternit seulement , et se couvre d’une poussière grise.

Il n’y a point d’un ion entre l’azote, l’hidrogène et l’étain.

Pour phospliorer l’étain,on prend parties égales d’étaincl de verre phosphorique , avec un huitième de charbon ;ou mêle exactement ces trois substances,et on les faitfon-dre dans un creuset ; on obtient quelques grains métalli-ques assez gros. Ce composé est un phosphure d’étain.Ces grains ne paroissenl pas difféi ens de l’étain ; mais ,lorsqu'on les fond au chalumeau, on voit que le phosphorequitte l’étain, et qu’il vient brûler à la surface du métal.

11 fautavoirattenlion, en fondant l’étain avec la poudrede charbon et le verre phosphorique, de ménager Je feu ,parce que le phosphore quitte facilement ce métal.

L’étain s'unit très-bien au soufre par la fusion.

On fait fondre dans une cuiller de fer huit parties d’é-tain, eton le fait rougir obscurément, on jeLte par-dessus