d Architecture. 19 y
II est vrai qu’il tant convenir que ce genre d’E-difice, lorsqu’il s’agit de la demeure d’un grandSeigneur , est presque le seul convenable à mettreen œuvre, & que c’està la prudence de l’Archi-tecte , à éviter la réitération des étages dans l'onBâtiment, à raison de l'imporrance de la personnepour laquelle il bâtit, tur-tout, s’il s’agit de i’é-lever à la campagne, & non à la Ville, l’acqui-íition des terreins, dans les grandes Capitales ,étant toujours très - dispendieuse , à moins qisoune puisse s'écarter vers l’extrémité de quelques-uns de leurs f'auxbourgs, ainli que cela se prati-que à Paris, où nos plus belles habitations fontélevées hors de ses limites.
Quoique nous paroissiens applaudir aux Bâti-ments à un seul étage , néanmoins , lorsqu’ils fontd’une certaine étendue, il en fa ut élever le prin-cipal avant-corps , afìn de procurer à ce genred’Edifìce , une forme piramidale qui le distinguedes Maisons ordinaires. D'aiileurs le double éta-ge, que nous semblons proposer, leur procureun air de dignité, sans lequel ils ressemblent detrop près aux Bâtiments d’Orangeries : critiqueassez judicieuse qu’on a laite du Palais Bourbon,avant qu’il fût restauré comme on le voit au-jourd’hui , & qui, dans l'on état actuel, paroîtencore trop peu élevé, quoiqu’il ait moins de lon-gueur que celui tracé fur cette Planche.
II est vrai que nous avons des Edifices impor-tants , élevés à plusieurs étages ; mais qui cepen-dant , ne pyramident pas dans leur milieu : le Châ-teau de Versailles , par exemple, est dans ce cas;mais les ailes en arriérés corps , font si fort re-culées fur l avant corps , qu’il ofi're naturellement,du point de distance, pris à la terrasse supérieurs