d’Architecture. 309disparité qu’il faut éviter autant qu’il est posli-ble , principalement lorsque cette différence esttrop fréquente. Autrement un quart de pouce estde peu d’importance sur un giron , de mêmequ’une ligne sur fa hauteur, fur-tout quand cetteirrégularité produit un bien réel pour les dimen-sions générales.
De la décoration des Escaliers .
La partie la plus indispensable de la décorationdes Escaliers est la symétrie. Elle est d’autant plusdifficile à mettre èn œuvre , qu’on est souventgêné par l’ordonnance des dehors ; ce qui doitdéterminer un Architecte, ainíì que nous lavonstécommandé plus dune fois, & que nous le re-commanderons encore, à faire marcher d’un paségal, lors de la distribution de son Plan, la déco-ration intérieure <5r extérieure de son Edifice,afín d’aífujétir les écoinçons, les trumeaux, lesportes & les croisées avec l’ordonnance entiere.Qu’on y prenne garde ; la moindre négligence■à cet égard, le rend inexcusable aux yeux desconnoisseurs. En un mot, aucune licence ne doitavoir lieu que dans le cas d’une réparation ou<l’une restauration ; mais lorsqu’on bâtit à neuf,les licences ne peuvent porter aucune efpeced’excufe.
Après la symétrie, la convenance doit prési-der dans la décoration d’un Escalier. C’est-ellequi empêche que dans un Bâtiment de peu d’im-portance , on ne donne à un Escalier trop de ri-chesse , soit par la multiplicité des membres d’Ar-chitecture , soit par la prodigalité des ornements.L? convenance empêche aussi que dans les Edi-
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