d’Architecture. 5
en un mot que substituer , aux tâtonnemens quiavoient jusqu’alors servis de guides, des principescertains, fondés fur le développement des loix éter-nelles de l’équilibre & de la pesanteur.
Au surplus, si l'on n’a pas encore tiré des Sciencestous les secours qu’on a lieu d’en espérer, & si ellesn’ont porté jusqu’ici leurs regards que vers les con-sidérations les plus simples de la poussée des voûtes,c’est qu’il ne suffit pas d’être seulement Mathémati-cien pour traiter des constructions composées, &qu’il faudroit à la fois être versé dans la pratique.Tous les Sçavans font bien éloignés de réunir leslumières des Wreen & des Frezier. En effet, unsimple Géomètre n’est presque jamais assez exercédans le Dessin pour distinguer tous les rapportsdes plans , des profils & des élévations d’un Edifice:rarement est-il au lait de la coupe des pierres , àmoins d’en avoir fait une étude particulière : ilignore communément la répartition des matériauxd’un bâtiment, leurs qualités, leur emploi , leuralliage, les effets de leurs tassemens , & le poidsqu’ils peuvent porter : il se trouve à chaque pasarrêté par une multitude de convenance dont lapratique feule instruit, & que rien ne sauroit sup-pléer. C’est pourquoi , dans l’ignorance où il estdes procédés usités, dès qu d entreprend de péné-trer dans ces fortes de matières pour y porter leflambeau de la théorie , il se trouve obligé de secréer des principes, de recourir à des hypothèses,de chercher par raisonnement des efforts cachés oudes tendances à agir, d’imaginer des leviers secretsqui le conduisent à des déterminations, qui ne fontpas toujours d’accord avec les faits. En un mot,iln’y a que la réunion de la pratique & de la théorie,qui puisse mettre en état de traiter à fond les
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