d’Architecture. ioîépaisseur , il la dresse avec le marteau ; aprèsquoi il place une seconde brique à côté dansla tranchée , & répete cette opération dans tourle pourtour de la piece , en observant de nepoint employer aucune brique quelle n’ait étéavant trempée dans l’eau , & de maçonner déplâ-tré tous les joints. Ce premier rang étant fini, ilen place un second de la même maniéré , enbonne liaison, avec le précédent, suivant l’incli-naison du cintre. Après que les deux rangs fontentièrement posés , il les double par un autrerang supérieur , aussi posé à plat, en recouvrement& en bonne liaison , avec l’attention de mettretoujours du plâtre à tous les joints de rencontre& à la face de la brique, qui doit être appuyéefur les deux premiers rangs : ce rang supérieurétant terminé, on en fait un troisième sur le cein-tre, que l’on double ; puis on en fait un qua-trième que l’on double encore , &c. . . .
De quelque forme que soit la voûte I, l’Ouvnera sans cesse grand foin de ne jamais recommencerun nouveau rang que le précédent ne soit finidans tous les côtés de la piece ; de façon qu’enavançant également vers le sommet de la voûte vla forme du dernier quarté de brique à la clef,soit en petit, semblable à celle de la piece, &íermée par une seule brique taillée en conséquence.La différence la plus remarquable entre l’exécu-tion de ces voûtes & celles du Languedoc , estqu’on observe de ne jamais fermer la voûte qu’en-viron trente six heures après son entiere constru-ction , asin de donner au plâtre le tens d’opérerla plus grande partie de son effet ; autrement ,comme on en a vu des expériences , il pourroit agircontre les murs , & les pousser en dehors.
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