Band 
Tome sixième.
Seite
112
JPEG-Download
 

112 Cours

d’un plancher de charpente ordinaire ; c’est là tour

le secret de leur construction.

Bien des causes concourent, comme l’on fait ,à augmenter la poussée d’une voûte ordinaire ;son étendue, son épaisseur vers la clef, fa courbesuivant qu’elle est plus ou moins surbaissée, enfinla qualité du mortier destiné à lier ensemble toutesses parties. Dans les planchers en briques , onobvie à l’épaisseur de la voûte , & on la rend lamoindre possible , en plaçant les briques fur leurplat, ce qui diminue considérablement la poussée,& l’on se sert en outre de plâtre, au lieu de mortier,à cause de son aptitude à sécher & à faire sa prisepromptement : par conséquent on peut considéréeces sortes de planchers , comme des especes devoûtes moulées tout en plâtre , au milieu duquelon a introduit des briques disposées de la manièrela plus avantageuse , pour augmenter leur con-sistance.

Puisque la brique & le plâtre sont les deuxseuls agens qui entrent dans la composition desvoûtes plates , examinons d’oû dépend leur forcerespective , quels font leurs effets , & quelle est lameilleure maniéré de les employer.

Premièrement , quand un plancher en briquesest extrêmement surbaissé , il doit nvriver queles briques posées à plat les unes à côté desautres, ayant leurs joints en quelque forte per-pendiculaires dans fa partie supérieure , agissentalors vers cet endroit de tout leur poids en con-trebas , que les contre-sorts placés dar.s les reinsétant trop peu considérables pour les fortifier,deviennent inutiles,& que par conséquent h voûtese trouve pour ainsi dire abandonnée à elle-même,sur-tout dans son milieu. Que l’on vienne à char-ger