D* ARCHITECTURE. IlZ
ger une pareille voûte, il est manifeste que lesbriques trouveront de la facilité à fe détacher ,ou plutôt qu’elles ne te soutiendront qu’autantque le plâtre compris entre leurs joints, ou quiles enveloppe, opérera de résistance ; mais si, aucontraire , on a donné à une voûte une montée &une courbure, telles que les briques soient capa-bles par leur coupe de s’accotter réciproquement ;Qu’arrivera-t-il ? L’action du fardeau pourra êtrepartagée, & repartie latéralement vers les murs :les contre-forts par leur longueur seront alors enétat de s’y opposer : ce ne fera plus le plâtreseul qui fèra la consistance de cette voûte , maistoutes les parties concourant à 1e prêter un mu-tuel secours , fa solidité en fera nécessairementaugmentée.
Secondement , remploi du plâtre n’exige pasmoins de considération , que celui de la brique ,pour assurer ces voûtes. On fait que la pierre àplâtre essprolcrite de la construction des bâtiments,comme n’ayant pas par elle même assez de forcepour résister aux fardeaux. Sa calcination , endésunissant les parties , n’augmente pas pourcela fa solidité , & lVxpérience démontre que desvoûtes faites de plâtre pur pigeonné , n’ont passuffisamment de consistance pour porter. LesGoths en ont, à la vérité , quelquefois exécuté,mais austì le garde-t-on bien de laisser marcherdessus, & d’y poser aucun fardeau. Quant à Fa-ction du plâtre , elle est manifeste : nous avonsdit ailleurs qu’il y avoit dans le plâtre une grandequantité de pores qui absorbent seau dans lequelon le gâche , & que cette eau incorporée n’estpas pour cela détruite , mais seulement interposéeentre ses molécules oìi elle le conserve plus ouTome VI, H