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Tome sixième.
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172. Cours

arches plein-cintre & même extradossées , c’est-à-dire , avec des voussoirs égaux en longueur, commeun eípece d’archivolte , & fans liaison, soir entre-eux, soit avec les cours d’alîise des reins : on volt deleurs ponts dont les piles ont d’épaisseur le tiers &même quelquefois jusqu à la moitié de la largeur desarches. Les Modernes ont trouvé que le plein-cin-tre élevoit trop les Ponts , & que d'aulîi grandesépaisseurs de piles nuisoient aux cours des rivières,& augmentoient considérablement la rapidité deleur passage vers ces endroits, ce qui occasionnoitdes affouillements fous leurs fondations. En con-séquence , ils ont pris le parti de faire des archessurbaissées & de diminuer beaucoup le volume despiles.

Les Ingénieurs ne font rien moins que d’accordfur la hauteur à laquelle on doit porter le surbais-sément des arches, ni fur l’épaisseur à laquelle ilfaut fe borner pour les piles. Les uns veulent quel’on ne surbaisse pas les arches au-delíous du tiersde leur diamètre; prétendant que des arches plussurbaissées ne font pas faites pour être de longuedurée , ni pour porter de grands fardeaux, & qu’enoutre il ne faut pas donner aux piles moins dusixième de la largeur des arches , alléguant a cetégard, que des piles plus foibles courrent risquedetre écrasées fous le poids , & qu’enfin, dans lecasqu’une arche viendroità être renversée,il estapropos de proportionner leurs supports, de façonà empêcher les autres arches de subir le même sort :Le Pont d’Orléans , entr’autres , a été construit sui-vant ce sistême. D’autres Ingénieurs veulent, aucontraire, qu’on puisse baisser les arches jusqu’auquart de leur diamètre , & réduire , jusqu’au neu-vième de ce même diamètre, l’épaisseur des piles,