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interruption. Cet épuisement se sait d’ordinairepar économie , & non à l’entreprise , à cause desinconveniens qui pourroient survenir, & qu’on nesauroit prévoir. Dès que les eaux font épuisées ,on fait les fouilles nécessaires pour la fondationde la pile B , & de la culée C. En supposant lefond de bonne consistance, il est, ou uni, ou enrampe, ou de niveau , de roc ou d’autre terrainplus ou moins solide ; mais de quelque formequ’il soit, s’il n’est pas de niveau, il est essentiel del’y mettre en tout, ou du moins en partie , parressaut, avant d’y établir la maçonnerie, qu’onaura foin d’encastrer de quelques pouces. La pre-mière assise des fondations doit être de pierre detaille , de même que tous les parements des autresaíiìses qui.doivent s’élever , en formant de bonnesretraites jusqu’à la hauteur des plus basses eaux,où commence d’ordinaire la naissance des arches.
Mais fi le fond déblayé étoit jugé n’avoir passuffisamment de consistance , iltaudroit y remédierpar art , suivant l’un des procédés que nous avonsexpliqué dans le Chapitre VIII du Volume pré-cédent. Le procédé le plus ordinaire , est de bâtirfur pilotis , fig. II , III , IV , V & VI. Pour ceteffet on enfonce au refus du mouton fig. 111 ,des files de p dois de rcmplagc O , 8c de bordageP, armés de sabots de fer à trois branches : onmet entre ces derniers des palplanches Q, fig. III,& b , fig. V , qui, en resserrant tout Je rerreinplacé fous la pile , lui donne la fermeté nécessairepour la porter. Après avoir récépé de niveau lestêtes de ces pilots,on assemble à tenons&mortoi(esdes chapeaux R, fig. III, de 12 pouces de grosfur les pilots de bordage P ; enluite on place entravers de l’épaisseur de la pile des racinaux S , de
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