Band 
Tome sixième.
Seite
188
JPEG-Download
 

188 Cours

en avançant peu-à-peu vers le sommet , & ensuivant le mème ordre qui avoir été observé lorsde la pose desdits vouffoirs ; c’est-à-dire, que l'onenleva à la fois, non-seulement les couchis sem^blables placés fur les cintres de part & d’autre dechaque arche, mais en même-tems les couchis cor-respondansde toutes les autres arches. Chaque jouron affectoit de n’enlever qu’un petit nombre decouchis correspondans des arches , tel que troisou quatre de chaque côté : puis après avoir laissérépoler les voûtes pendant vingt-quatre heures,on continua le décintrement consécutivementde jour en jour jusqu a sa fin. Nous observâmes »pendant cette opération , que les cintres quis’étoienrtrouvésextraordinairement comprimés parla charge énorme des voûtes , renflèrent visible-ment dès qu’on eût enlevé les couchis, & s’élé*-verent de 5 à 6 pouces , comme par un mouve-ment élastique , pour se rétablir dans leur premierétat.

Relativement au nombre des voussoirs quimontent environ à cent-neuf , & à la somme deleurs joints , dont le vuide avoit été tenu de 6lignes, joint à la résistance quepouvoient opposerle mortier & les castes , st ctoit à présumer queles voûtes baisseroient tout au moins d’un piedvers la clef, par fesser du tassement ; cependantil r.ous a paru que leurs parties supérieures nesont gueres descendues que de 8 pouces lors dudécintrement : mais nous pensons qu’il a dû, detoute nécessité , se faire encore depuis quelqueaffaissement, lorsqu’on a garni les reins des arches,posé le cordon , les parapets , & chargé de terre& de fable la chaussée du Pont pour la paver.

On ne sautoir qu’applaudir à la belle exécution.