d’Architecture. 413
s'agit de les attacher, soit dans de la maçonne-rie , soit dans de la menuiserie, soit dans dela charpente.
On ferre les portes légeres des chambres avecdes pomeles E , qui , au lieu d’être allongéescomme les pantures , s’élargissent en forme deplatine , ou bien s’évafent comme une pâte , ouenfin imitent la figure d’une S.
Un autre moyen de suspendre les portes ,c’est avec des fiches F , qui , au lieu de Ratta-cher fur le bois comme les pomeles & les pan-tures , s’attachent dans le bois , à-peu-près com-me un tenon qui entre de part & d’autre dansune monoise , que l’on fait, tant dans le cham-branle ou dormant , que dans le vantail de laporte. Cette partie /de la fiche qui entre dans lebois , se nomme tailtron.
On distingue différentes sortes de fiches quisont rélatives à leurs usages. Les fiches à vases F,sont des efpeces de charnières composées de deuxcharnons, terminés haut & bas par des efpecesde petits vases , dont l’un des charnons formeun petit gond & l’autre une panture : ce sont cessortes de fiches dont on se sert pour les portes, leschâssis à verre des croisées, les portes d’armoire. 0
Les fiches à nœud, ou de brisure ou k broche G,ne portent point de gond : ce sont des charnièresentrelasiees les unes dans les autres, & contenuespar une broche qui les enfile, & dont un bout estterminé par un bouton ; elles servent pour lesvolets brisés que l’on met derriere les croisées,ainsi que pour les guichets des portes cocheres.
On íuspend encore les portes par des couplets H,qui s’affemblent à charnières comme les fiches ànœud i mais au lieu de se mettre dans l’épaisseur