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d’Armeníe , d’un peu de,sanguine, de mine deplomb-avec quelques gouttes d’huile, broyés d’a-bord chacun séparément avec un peu d’eau, &ensuite rebroyés tous ensemble avec de seau.pour les rafiner, & les incorporer. On dé-trempe ce mélange dans de la colle de par-chemin un peu chaude fans y mettre d’eau;& on en donne trois couches fur les partiesqu’on veut dorer : cela étant fait , on pose lafeuille d’or , après avoir mouillé avec le pinceaiila place où l’on veut la coucher. L’or étant biensec , on le polit dans les endroits qui doiventêtre brunis avec la pierre à brunir , & l'on passefur les endroits qui doivent rester mats deuxcouches de colle légere toute chaude ; enfin ,pour derniere opération, on vermillone tous lesrefends des ornemens , les quartés & les petitesépaisseurs avec du fassran, de la gome gûte & duvermillon détrempé , avec de l’eau de gome d’A-rabie, ce qui donne du relief à l’ouvrage.
Article V.
De la perfeclion des Peintures d’imprejjion.
La Peinture en détrempe exige bien des pré-cautions pour être eperée convenablement ; si onn’y met pas assez de colle , elle blanchit les habitsou elle fe déteint ; & fi on en met trop , elle s’é-caille. On ne doit voir ni trous ni gerfures dans lebois, & ceux qui y étoient doivent avoir été bou-chés d’avance avec du mastic ; on n’y doit pointnon plus appercevoir de grumelaux de couleur,qui n’ayent été enlevés ou adoucis: il est essentielqti’il n’y ait pas plus de couleur à un endroit qu’à