d’Architecture. '491de leur maniéré de bâtir , par comparaison aveccelle des Edifices antiques. On y fait voir queles véritables réglés de cet Art ne permettentjamais d*y rien produire , dont on ne puisse ren-dre raison, & qu’il ne suffit pas qu’un Édifice soitconstruit solidement , mais qu’il faut encore quefa solidité frappe la vue , & ne donne aucuneinquiétude à ceux qui y entrent : enfin , on ydémontre que la vraie beauté ne consiste pas àsurcharger l’Architecture d’ornemens , & qu’ils nedoivent s’y montrer que comme amenés par lanécessité , suivant le caractère , la dignité , &l’usage du bâtiment que l'on érige. A entendrePolyphile, l’Architecture doit être envisagée commela seule science qui régit tous les Arts , & commecelle qui exige les connoiffances les plus su-blimes ; &, à dessein d’en faire revivre toutl’esprit , il décrit un nombre de projets qui,quoique gigantesques , font néanmoins capa-bles d’élever le génie des Architectes , & de leurfaire concevoir les plus nobles idées de leur Art.On rapporte que le nom de l’Auteur de ce Romanest exprimé par les lettres initiales des Chapi-tres qui le composent , en ces termes : PollìamFranciscus Columna ptramavit ; c’est-à-dire , Fran-çois Colonne a bien aimé Pollia.
Joconde , ( Jean ) de Vétonne, Religieux Domi-nicain , vivoit au commencement tin XVI e siécle.II étoir à la fois Philosophe , Théologien , Anti-quaire , Peintre & Architecte. Après la mort deBramante , on le jugea capable , conjointementavec Antoine Sangallo & Raphaël d’Urbin, d’é-tendre fes dessins, & de prendre la conduite de lasuperbe Eglise de Saint-Pierre de Rome. On garde