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très-répréhensibles. Les gens éclairés, les ecclésiasti-ques, & siir-tout les curés de paroisse , ne íçauroientapporter trop de (oins &de précautions pour en dé-tourner les esprits foibles & crédules. Voye^ les articlesAnanizapta, Anneau, Astrologie, Art no-toire , Charme, Sortilège, Superstition.
2. Les Molucquois , comme nous l’avons remar-qué ci-dessus, font persuadés que les âmes des mortscherchent principalement à nuire aux petits enfants.Dans cette idée , ils leur attachent au cou , ou fur lesbras , certains ornements qu’ils croient propres à lespréserver des atteintes de l'efprit malin.
3. Les habitants de Guinée ont coutume d’environ-ner les bras & les jambes de leurs enfants de petitesbranches d'arbre, fort pliantes, & de filets tissus d’é-corce d’arbre où font attachées plusieurs petites fé-tiches. Ce font les prêtres qui leur vendent ces baga-telles, comme de sûrs moyens de préserver leurs en-fants des dangers auxquels ils font exposés par la foi-blesse de leur âge.
AN. ( nouvel ) Les anciens Perses célébroient avecbeaucoup de folemnité !e commencement de la nou-velle année. Un jeune homme d’une rare beautéalloit , dès l’aurore, l’annoncer au roi, & lui portoitdes présents symboliques. Lorsqu’il s’approchoit duprince , ij lui disoit : <> Je suis Almobarek , c'est-à-dire■» Bénit ; j’apporte la nouvelle année de la part de Dieu.»Les seigneurs ík. le peuple se rendoienr ensuite au palaisd u souverain, pour lui présenter leurs respeéts , & luisouhaiter mille prospérités. C’étoit l’u sage que l’on of-frît à ce prince un pain dont on distribuoit divers mor-ceaux à ses courtisans, après qu’il en avoir mangé lui-mêrne. En faisant cette distribution , il leur disoit,«> que, dans cette nouvelle année, il falloit renouvellesi> tout çe qui dépendoit du temps. » 11 partageoit en-suite entre ses favoris les présents que le jeune hommelui avoit apportés, & termineur la cérémonie , en don-nant fa bénédiction à toute la cour. Les Parfis, ouGuebres, célèbrent aussi une fête au commencementde la nouvelle année,