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aura guerre, sécherestè ou famine ; toutes choses abso-lument inconnues au plus habile astronome.
Persuadés que les ast es influent fur tous les événe-ments , ils d slinguent des jours heureux & des joursmalheureux. 11 y a chez eux un grand nombre de char-latans qui vendent bien cher des almanachs & des ca-lendriers où font marqués exactement les jours, lesheures, & même les moments qui font favorables ounon pour les choses qu’on veut entreprendre. 11 y atoujours dans chaque maison quelqu’un de ces calen-driers , que l’on consulte comme un oracle. Les Chi-nois en font la réglé de leur conduite; mais ils ne fontpas trompés impunément : on fait mourir impitoya-blement un astrologue dont les prédictions fe trou-vent fausses.
3. Al’exemple des Chinois leurs voisins , les Japo-nois ont une table fur laquelle font marqués les joursheureux & malheureux. 11s ont une grande constancedans cette table , & disent qu’elle a été composée,pour leur utilité, par un fameux astrologue nomméSeìmei , qui avoit passé toute fa vie à étudier les astres& leurs influences diverses. Ils racontent que cethomme célébré étoit filsd’un roi, & d’une fée, qui,ayant pris un jour la forme d’un renard , & fe voyantpoursuivie par des chasseurs, fe réfugia auprès de ceprince , &, reprenant devant lui fa forme naturelle,le charma par fa beauté : Seimei fut le fruit de l’uniondu roi avec cette fée. On prétend que ce Seïmei inventaun vers composé de paroles magiques , pour futilitéde ceux qui fe trouveroient dans ùne nécessité d’entre-prendre quelque affaire dans un jour malheureux : ilne faut que réciter ce vers pour fe préserver de toutaccident fâcheux.
4. Les Siamois ajoutent beaucoup de foi aux astro-logues ; & l’on est si persuadé de la certitude de leurart, que, lorsque leurs prédictions font démenties parl’événement, ils font rigoureusement punis , non pasà cause de leur fourberie, mais à cause de leur igno-rance. Le roi de Siam prend toujours l’avis de fes lastrologues, lorfqu’il fort de son palais; & il n’y ren-