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qui se trouvent présents, brûlent un peu d’encens , Scvont ensuite déjeuner. 11s répetent les exercices & lescérémonies dont nous venons de parier, avant &après chaque repas qu’ils font. Ils lisent auflì , trois fois.par jour, lesporanes, qui lont leurs anciennes chro-niques. Tous les Bramines »e s’affervissent pas ponc-tuellement à toutes ces pratiques, mais elles font pres-crites par leur loi.
Les Bramines s’abstiennent de tout ce qui a eu vie &respiration. Cette abstinence , qui leur est communeavec la secte de Pythagore , est une suite naturelle dudogme de la métemplycose. « C’est mal-fait, disentwles Bramines, de déloger une ame du corps d’un3 ) animal, où elle est peut-être moins mai que dans3 , le corps où il faudra qu’elle passe. » lis ne vivent quede riz , de racines & d’herbes : leur boisson est de l’eaupure , ou du lait. Rien ne peut égaler la fierté & l’or-gueil de ces prêtres. A peine daignent-ils compter aurang des hommes ceux qui composent les castes in-férieures à la leur. Ils íe croiroient fouillés , s’iis en-troient chez quelqu’autre que chez un Bramine , poury manger, & même pour y boire un verred’eau. Ils nepensent pas que les autres hommes soient dignes de lesvoir manger ; & le roi lui-même n’a pas le privilègede pouvoir alssster au repas d un Bramine. Les femmesmêmes de ces prêtres, si elles font dune caste infé-rieure à celle de leurs maris , ne peuvent les voirmanger.
Les Bramines enseignent qu'il n’y a point de diffé-rence essentielle entre l’ame de l’homme Sc celle desbrutes - r & si les hommes paroiflent avoir à cet égardtant de supériorité fur les bêtes , c’est que leur corps estorganisé de maniéré à laitier plus de liberté au déve-loppement de Tarn-. II ne manque aux bêtes que descorps humains , pour raisonner & pour s’exprimeravec autant de justesse que les hommes. Ils préten-dent prouver leur sentiment par l’exemple des enfants& des vieillards, dont l’ame ne fait qu’une partie deses fonctions ordinaires, parce que, dans les uns les