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i> principaux magistrats faisoit ensuite un lostg discours» par lequel il congratuloit le prince au nom de l’em-» pire.... 11 y mêloit quelques instructions , dans les-» quelles il représentoit les soins & les obligations que» la couronne impose , l’attention qu’il devoir avoir» au bien Sc à l’avantage de ses peuples; Stc. » aprèsquoi, le grand-prêtre oignoit le roi avec une certaineliqueur noire Sc épaisse , Sc l’arrosoit à plusieurs repri-ses avec de l’eau qu’il avoir consacrée par quelques cé-rémonies. II le revêtoit ensuite d’un habillement noir8c luguore, 8c substituent à la couronne impériale untrille capuchon, où l’on voyoit peintes de funestesimages d’os ôede têtes de mort Le lecteur apperçoitfans peine les symboles que renferme un pareil orne-ment fur la tête d un roi. G’étoit une espece de pré-servatif contre l’orgueii si commun aux souverains ^qui se croient d’une nature différente de celle des autreshommes. A cette cérémonie noble 8c raisonnable , légrand-prêtre mêloit la superstition Sc la magie. Il of-íroit au nouveau roi certaines compositions enchan-tées , qui dévoient le préserver de toutes sortes demaladies Sc de so tileges. La cérémonie finissoit par leserment que prêtoit le roi d’être fidele aux loix del’Etat, Sc d’user avec équité Sc modération du pouvoirqui lui étoit confié. 11 ajoutoit un autre serment qui pa-raîtra sans doute bien singulier , par lequel il promettentque, pendant le cours de son régné, la lumière dusoleil ne seroit point éclipsée , les terres ne seroientpoint brû'ées par la sécheresse , ni inondées par destorrents débordés. Voici les réflexions de sauteur deì'HiJloi'e de la Conquête du Mexique , fur ce serment:«Ce pacte, dit-il, a véritablement quelque chose de«bizarre.,.. Néanmoins on p état dire que les sujets« prétendoient, par ce serment, engager leur prince« à régner avec tant de modération, qu’il n’attirât point» de son chet la colere du ciel , n’ignorant pas que les» châtiments Sc les calamités publiques tombent sou-». vent lùr les peuples, qui souffrent pour les crimes Sct; pour les excès de leur roi. »
.5. Après lg mort du Samorin, ou roi de Calicut, fur
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