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la côte de Malabar , il y a treize jours d’interregne Jpendant lesquels il est permis à chacun de dire libre-ment ce qu’il pense du caractère de celui qui doit luisuccéder, &i de faire connoître les vices comme lesvertus qu il a remarqués dans fa personne. Les treizejours étant expirés , le nouveau roi s’engage , par unserment solemnel , d’observer etactement toutes lesloix du royaume, d’acquitter les dettes contractéespar son prédécesseur , de réparer les pertes qu’il auroitpu faire à la guerre, & de recouvrer les terres con-quises lur l’Etat par les ennemis. Pendant qu’il prononcece serment, il tient dans la main droite un cierge allu-mé & entouré d’un anneau d’or: dans la main gauche,il porte une épée. Cette cérémonie étant achevée, onrécite quelques prières , & l’on jette fur le nouveaumonarque quelques poignées de riz ; après quoi, cha-cun des seigneurs, prenant en main un cierge, à l’exem-ple du souverain, lui prête serment de fidélité.
COUVENT : i. maison habitée par des religieuxou religieuses. Pour rétablissement d’un couvent, ilfaut le consentement de l’évêque, & des lettres-pa-tentes du roi, enregistrées au parlement. Plusieurs phi-losophes se sent récriés contre les richesses & la multi-tude des couvents.
2. On trouve , dans les pays Luthériens , des mai-sons religieuses habitées par des femmes & par desfilles, qui ne diffèrent de nos couvents que parce qu’onn’y fait pas de voeux: telle est en Allemagnel’abbayede Quediinbourg. ARoschild, en Danemarck, il y aun couvent de religieuses Luthériennes , gouverné parune abbesse *. « Elles couchent deux à deux dans» des chambres assez propres: chacune a son petit cabi*» net où elle travaille , s’applique à la lecture, ou prie» Dieu comme elle le juge à propos, n Un ministreleur fait le prêchedansleur chapelle , tousles dimanches& tous les vendredis. Leur habillement n’est point dis-tingué de celui des femmes du pays , lorsque la re-
* Relation d*un voyage en Danemarck, à la suite de Vcn-voyé d’Angleterre , imprimé à Roterdam , 1767 ,