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Tome premier.
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17. En Amérique , le deuil des Virginiens est furleur visage; car i's le barbouillent entièrement de noirpour témoigner leur douleur.

18. Dans la Floride, lorsque le Paraousti, ou princedu canton, est de retour de quelque expédition mili-taire , les femmes de ceux qui ont été tués dans lecombat vont, toutes échevelées, se jetter à ses pieds,les arrosent de leurs larmes, & le conjurent de nepas laisser fans vengeance la mort de leurs époux ;puis elles se coupent les cheveux , & vont les ré-pandre fur les tombeaux de leurs maris. Elles nepeuvent plus prendre d’autres époux, que leurs che-veux ne soient devenus assez grands pour flotter fur lesépaules.

19. « Les sauvages du Mississipi & du Canada, dit le» baron de la Hontan, ne connoissent point de deuil,„ & ne parlent jamais des morts en particulier, c’est-» à-dire en les nommant par leur nom. »

20. Chez les peuples de la baie de Hudson, lors-qu’un enfant vient à mourir, ses parents lui coupentune partie des cheveux, & en forment un paquetqn’ils suspendent dans leur cabane, comme un or-nement.

aï. Chez les Caraïbes, après qu’on a enterré le dé-funt , ceux qui ont assisté à les funérailles s’accroupil-sent auprès d’un grand feu allumé près de fa fosse. Ilsforment deux cercles : les femmes font au premier ,les hommes au second. Ces derniers donnent un coupfur les bras des femmes placées devant eux. Ce st lesignal des regrets & des lamentations. Après avoirpassé quelques heures dans cet exercice, tout le deuilest fini ; & chacun s’en retourne fans songer au dé-funt.

22. Le deuil des Indiens de Cumane, de Darien ,de Panama, de Vénézuéla dans l'Amérique méridio-nale , consiste à détremper les cendres du défunt dansquelque liqueur, & à la boire : c’est particulièrement à1 égard de leurs Caciques qu’ils pratiquent cette céré-monie. Voye^ Funérailles.

DEUTAS : c’est le nom que les Indiens donnent

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