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Tome troisieme.
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OÈS : divinité des anciens Babylomens, qui étoitmoitié homme & moitié poisson , &que l’on croit êtrela même que cet Oannès dont nous avons parlé.

ŒUF d’OsiRis. Hérodote rapporte, d’après lesdiscours des philosophes Egyptiens , qu’Osiris avoitenfermé dans un oeuf douze figures pyramidales blan-ches , pour marquer les biens infinis dont il vouloircombler les hommes ; mais que Typhon , son frere ,ayant trouvé le secret d’ouvrir cet œuf, y avoit intro-duit secrettement douze autres pyramides noires ; &que , par ce moyen , le mal, s'étoit trouvé mêlé avecle bien.

ŒUVRE. On appelle ainsi la fabrique, le revenud’une paroisse, destiné à la construction ou réparationdes bâtiments , & à l’entretien du lervìce. L’œuvre estaussi un banc placé dans la nef des paroisses , quiest destiné pour les marguilliers , &. où l’on expoleles reliques.

OFARAI : espece de certificat ou d’absolution queles prêtres du Japon donnent, ou plutôt vendent auxpèlerins qui font venus visiter les temples fameux dela province d’Itìe. L’ofarai n’est autre chose qu’une pe-tite boîte de bois, fort légere & fort mince, un peuplus longue que large , au reste, d’une forme à peuprès quarrée. Dans cette boke font contenus plusieurspetits morceaux de bois, menus Sí longs , dont quel-ques-uns font entortillés dans du papier blanc ; ce quidésigne la pureté, &c , en quelque forte , la blancheurde l’ame du pèlerin. Sur un côté de la boîte font tra-cés en gros caractères ces mots : Dai-Singu, qui signi-fient le Grand Dieu. Sur le côté oppolé, on lit lenom du prêtre qui donne l’ofarai, accompagné de cemot : Tai-Ju , ou Mejsager des Dieux ; surnom queprennent les prêtres. Le pèlerin reçoit avec respect& dévotion cette précieuse boîte. 11 a coutume de lamettre fous le Bord de devant de son chapeau ; & ,pour que le poids de cette boîte n’emporte pas sonchapeau, il met fous le bord de derriere une autreboîte, ou quelque chose d’une égale pesanteur. Lors-qu’il est arrivé chez lui, il place respectueusement l’o-