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ò'Omadìus , du grec ^ , crud, & *.$& ,je plais. Onpen e communément que cette divinité étoit la mêmequ-. Bicchus.
OMBIASSES. C’est le nom qu’on donne aux prê-tres ou docteurs des habitants de Tille de Madagas-car. Quelques exemples de la maniéré dont ils trom-pent le simple peuple, feront connoître qu’ils ontpouffé au plus haut degré la fourberie. S’il arrive quequelque citoyen devienne fou, les parents font ve-nir ausiì-tôt POmbiaffe, pour qu’il rende la raison aumalade. Le prêtre leur persuade que l’esprit lui aété ravi par Ta me de son pere ou de son aïeul dé-funt , & qu’il va le chercher au lieu de leur sépul-ture. II s’y rend en effet; mais, à la faveur des té-nèbres , il fa t une ouve ture à la maison de bois pla-cée fur la tombe. II applique un bonnet fur cette ou-verture, évoque ensuite l’ame du pere ou de P aïeuldu malade, & lui demande l’esprit de son fils. Aumême instant, il ferme exactement l’ouverture, &vole à la maison du malade, criant qu’il a rattrapél’esprit. 11 met ensuite sur la tête du malade le bon-net , & assure qu’il est guéri. Sans attendre que l’évé-nement confirme cette promesse, on lui fait un ri-che présent, avec lequel il se retire très-satisfait, &s’embarraffant peu du malade.
L’afcendant que les Ombiaffes ont sçu prendre surl’esprit des peuples est même plus fort que les sen-timents de la nature. Lorfqu’un enfant vient au mon-de, ces prêtres, qui se piquent d’être grands astro-logues, observent l’astre qui préside à fa naissance.S’ils décident que Pensant est né fous l’afpect duneplanète maligne , les parents inhumains l’expofentfans pitié. Cette coutume barbare est cause que Pissede Madagascar, si vaste & si féconde, est presquedéserte.
On distingue deux ordres d’Ombiasses, dont lesemplois font différents ; les Ombiaffes Ompanorats ,
6 les Ombiaffes Omptifiquiìis. Les premiers ensei-gnent à lire & à écrire en arabe. Ils font médecins,,& s’occupent à faire des talismans 8i autres cha rmes