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Tome troisieme.
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faisoit voir combien le d eu é.oit piqué de la compa-raison injurieuse d’Aristodicus. Le même historien nousfournit une autre preuve du peu de cas qn’on faisoitquelquefois des oracles. Les Athéniens étoient fur lepoint de déclarer la guerre aux habitants d’Égine, quiavoient fait des ravages dans l’Attique, lorsqu',ls reçu-rent un oracle de Delphes, qui leur déíendoit de tienentreprendre contre les Éginetes, qu’au bout de trenteans. Ce terme expiré, il falloit qu’ils construisissent untemple en l’honneur d’Éaque, & commençassent en-suite la guerre qui devoir leur être très-avantageuse.Mais, s\ls la commençoient auparavant, l’oracle neleur annonçoit que des malheurs. Les Athéniens écou-tèrent plutôt leur ressentiment contre les Éginetes , queles menaces de l’oracle. 11s n’accomplirent que lamoitié de ce qu’il ordonnoit. Ainsi ils bâtirent le tem-ple d’Éaque , mais ils ne ju.terent pas à propos de re-mettre leur vengeance après trente ans. 11s attaquèrentfur le champ Us Éginetes ; en dépit de l’oracle,ils remporteront une victoire complette.

Ce qui contribuoit à diminuer la confiance que lespayens avoient dans les oracles, c’est qu’ils fçavoientqu’ils fe laissoient corrompre quelquefois, &disoient,pour de l’argent, tout ce qu’on vouloit. Les Athéniensles plus éclairés n'ignoroient pas qué les oracles de Del-phes étoient vendus à Philippe; c. qui taisoit dire àDémosthenes, que la Pythie ph’-l’ppisoit. Démarate, roide Spatte, étoit accusé par Cléomene, son collègue,de posséder injustement factorisé royale. L’accusateurdisoit que Démarate n’ctoit pas vraiment le fils d’A-riston son prédécesseur. II alléguoir en preuve qu’ilétoit né trop peu de temps après le mariage d’Ariston ,& que cette naissance précoce avoir excité les plaintesd’Ariston lui-même. II concluoit à cç que Demaratefur dépouillé de la royauté. Cette affaire étoit fort em-barrassante. On eut recours à l’oracle de Delphes ;mais il avoir été corrompu par Cléomene , & il répon-dit que Démarate n’étoit pas fils d’Ariston. On décou-vrit depuis l’imposture ; & la prêtresse fut punie par lapçne d? ía dignitç, Çç fait çst rapporté p?r Rérody^s,