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ainsi que le suivant. Quelques Athéniens, bannis deleur patrie parle tyran Kippias, corrompirent la prê-tresse de Delphes , & l’er.gagerent à force d’argent àordonner, de la part d’Apollon , à tous UsLacédémo-niens qui viendroient la con ulter, de délivrer Athènesde la tyrannie d’iiippias. La Pythie seconda si bien leurintention, que les Lacédémoniens], voyant que l’oracleleur répétoit toujours la même chose , & craignant des’attirer la coiere du dieu, armèrent contre Hippias,qui cependant éroit leur allié. On ne peut gueres dou-ter que l’oracle, qui déclaroit Alexandre fils de JupiterHammon , n’ait été imaginé par la basse flatterie desprétr 's de ce dieu ; & il en est de même de celui quifut rendu à Auguste, au sujet de Livie , que ce princeavoit épousée étant grosse d’un autre. Non-seulementl’oracle approuva cette action ; mais il déclara mêmeque les mariages contractés avec des personnes déjagrosses, étoient les plus heureux.
L’Ecriture sainte ne nous apprend point que les ora-cles aient été rendus par les démons. Cependant onl’a cru , dans les premiers temps du Christianisme :plusieurs personnes le croient encore aujourd’hui. L’o-pinion des premiers Chrétiens fur les oracles étoit fon-dée fur plusieurs raisons qui peuvent aujourd’hui ne pasparoître entièrement convaincantes à tout le monde.Premièrement, les histoires surprenantes que certainsauteurs déb'toient fur les oracles pouvoient persuaderaux Chrétiens qu’il falloir nécessairement que les dé-mons s’en fussent mêlés : en voici une , entr’autres , queSuidas rapporte , & qui étoit bien capable de leur faireattribuer les oracles à quelque pouvoir surnaturel. Thu-lis, roi d’Egypte , enflé de fes succès & enivré de fagloire, va trouver l’oracle Sérapis , & lui dit : « Toi3> qui es le maître du feu & qui gouvernes le cours duv ciel, dis-moi la vérité. Y a-t-il jamais eu , 8c y aura-,> t-il jamais quelqu’un aussi puissant que moi ? » Voicila réponse de l’oracle. « Premièrement Dieu ; ensuite„ la Parole, & l’Esprit avec eux , tous s’assemblants en„ un dont le pouvoir ne peut finir. Sors d’ici prompte-*v ment, mortel, dont la vie est toujours incertaine. »
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