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Tome troisieme.
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xante-treize ans de vie, ôí ne pensa point à Galba , âgéde soixante-treÍ7e ans, qui lui ravit l’Ëmpire. Flutarque ,qui vivoit sous Trajan, nous dit que l’oracle de Del-phes sobsistoit encore de son temps , mais qu’il étoit unpeu déchu , & réduit à une feule prêtresse , au lieu dedeux ou trois qu’il avoir autrefois. Ce même oraclerendit une réponse très-célebre au sujet de trois rivauxqui fe difputoient t’Empire après la mort des Antonins.Ces rivaux étoienr Sévétus Septimus, Pefcennius Niger,Clodius Albinus. La Pythie, consultée sur ces trois con-currents , répondit en vers : « Le Noir est le meilleur;» l’Atricain est bon; le Blanc est le pire. „ On lui de-manda ensuite auquel des trois l’Empire demeureroit ?Elle répondit : « On versera le sang du Blanc & du Noir.3 > L’Asricain gouvernera le Monde, n Le Noir étoit Pesocennius Niger ; le Blanc , Clodius Albinus ; l’Africain ,Sévere né en Afrique. Théodoret nous apprend quel’oracle de Delphes sobsistoit encore du temps de JulienFApostat, qui l’envoya consulter sur l’expédition qu’ilméditoit contre les Perses. Depuis ce temps , il n’enest plus fait mention. Sans nous engager dans l’histoirede la durée de tous les oracles, nous remarqueronsque l’historien Dion, qui n’acheva son Histoire que sousFemptre d’Alexandre Sévere , 230 ans après J. C. rap-

Î torte que, de son temps, Amphilocus étoit encore cé-ebre par les oracles qu’il rendoit en songe. Zozime nousapprend que les habitants de Palmyre consultèrent ,sous l’empire d’Auréiien, l’oracle de Vénus Aphacite. Laforme de cet oracle étoit singulière. On jettoitdans unlac íacré des présents pour la déesse. Si elle les agréoit,ils alloient à fond : si elle les rejettoit , ils surnageoient.Licinius, au rapport de Sozomene, ayant consultél’oracle d’Apollon de Dydìme, pour sçavoir s’il de-voir recommencer la guerre contre Constantin , onlui répondit par ces deux vers d’Homere : -, Malheu-n reux vieillard, est-ce à toi de combattre contre les» jeunes gens r Tes forces sont épuisées, & la vieillesse» t’accabie. »

Ces exemples suffisent pour prouver que les ora-çlçs n’cnt pas cessé à la naissance de Jesus-Christ.