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suite, dans le pays, comme une autre Pythonisse. Ellehabite une grotte souterraine, où elle rend des ora-cles assez semblables à ceux de Trophomus.
il. Les habitants du royaume d’Anzicko, en Afri-que, consultent louvent le diable dans leurs entre-prîtes importantes; & l’on prétend qu’il leur répond,ék leur indique le parti qu’ils doivent prendre.
h. Rien de plus ablurde que la maniéré dont s’yprennent les prêtres du royaume de Bénin, pourconnoitre l’avenìr. íls font trois trous à un pot, frap-pent dessus, , par le son qu’il rend, ils jugent dece qui doit arfiver. Cette momerie s’appelle 1‘oraclede Dieu ; & le peuple vient consulter avec respect;cet oracle ridicule. On ignore íì le grand-prêtre deLoëbo n’a pas une façon plus noble & plus imposantede consulter la divinité ; mais il est certain que, danstout le royaume, il est te pecté comme un grand pro-phète. Les habitants font vivement persuadés que lessecrets les plus impénétrables de l’avenir lui font con-nus. Ils font saisis d’une sainte frayeur , lorsqu’ils ap-prochent de cet homme divin. Ceux même que leroi envoie pour le consulter , ne lui touchent la mainqu’avec fa permission ; &L le roi lui-même , aussi sim-ple que ses sujets, a donné à cet imposteur la pro-priété de la ville de Loëbo, comme une marque dede son estime & de son respect: pour lui.
13 . Lorsqu’un habitant de la côte de Guinée veuts’éclaircir fur quelque doute, il vient auprès de l’ar-bre qu’il honore comme fa fétiche particuliers. Aulieu de sacrifice, il lui présente quelques mets & duvin de palmier. II appelle ensuite un prêtre, pourqu’il interroge l’arbre, & lui rende sa réponse. Leprêtre.éleve avec de la cendre une espece de pyra-mide , dans laquelle il enfonce un rameau arraché del’arbre. II prend ensuite un pot plein d’eau dont il boitune partie; avec le reste il arrose le rameau, & pro-nonce ensuite quelques paroles mystérieuses. II faitencore une seconde aspersion sur le rameau ,3c finitpar se frotter la face avec une poignée de ces cendresC. R. Tome III, F